Tesla Cybercab : Lancement de la production « Unboxed » d'un robotaxi sans volant ni port NACS
Tesla franchit une étape charnière en lançant la production de pré-série du Cybercab. Ce véhicule biplace, dépourvu de commandes physiques, mise sur une architecture 100% vision et une recharge inductive, défiant un cadre réglementaire mondial encore largement inadapté à l'autonomie de Niveau 5.

Le procédé « Unboxed » : L’infrastructure au service du coût
L'annonce du démarrage de la production (phase de validation) du Cybercab à la Giga Texas marque l'introduction industrielle du procédé « Unboxed ». Contrairement à une ligne de montage traditionnelle où la carcasse avance sur un convoyeur pour recevoir ses composants, la méthode Unboxed assemble des sous-sections modulaires (avant, arrière, habitacle) de manière indépendante.
Giga Casting : Utilisation massive de presses pour réduire le nombre de pièces structurelles.
Batterie Structurelle : Le pack de batterie sert de plancher au véhicule, augmentant la rigidité torsionnelle.
Objectif de cadence : Tesla vise à terme la production d'une unité toutes les 10 secondes, avec un coût de revient espéré sous la barre des 30 000 $.
Cette rupture dans l'infrastructure numérique de l'usine permet de réduire l'empreinte au sol de 40 % par rapport aux méthodes de la Model 3, tout en facilitant l'accès des robots aux composants internes avant l'assemblage final.
Hardware 5 et Induction : Un divorce technologique avec le standard NACS
Sur le plan technique, le Cybercab marque une rupture majeure avec le reste de la gamme Tesla : il est le premier véhicule de la marque à abandonner totalement le port de charge physique (NACS).
Recharge par induction : Le véhicule utilise des bobines de cuivre pour un transfert d'énergie sans fil. L'efficacité annoncée est d'environ 90 %, soit un rendement proche de la charge filaire AC à domicile.
Puissance de charge : Les premiers tests révèlent une capacité de 19 kW, dépassant les 11,5 kW des Wall Connectors actuels.
Calcul embarqué (AI5) : Le Cybercab intègre la plateforme Hardware 5 (AI5), dont la puissance d'inférence serait 10 fois supérieure à celle du HW4. Ce processeur gère exclusivement les flux vidéo des caméras, Tesla persistant dans son approche « Vision-only » sans LiDAR ni radar haute résolution.
L’enjeu de la souveraineté : Un écosystème fermé et scrutateur
L'arrivée du Cybercab pose une question de souveraineté numérique. Contrairement aux projets Open Source ou aux protocoles interopérables, le Cybercab est une "boîte noire" technologique. Le logiciel FSD (Full Self-Driving) reste une pile propriétaire fermée, et l'absence de port de charge standardisé verrouille l'utilisateur (ou l'opérateur de flotte) dans l'infrastructure de recharge spécifique de Tesla.
Côté confidentialité, le véhicule est un nœud de capteurs roulant. L'absence de vitres arrière sur certains prototypes renforce la dépendance aux flux vidéo, augmentant la quantité de données environnementales et biométriques (via la caméra habitacle) collectées et traitées par les serveurs de Tesla pour l'entraînement des réseaux neuronaux.
📰 Source : numerama.com
🤖 Cet article a été rédigé avec l'assistance de l'intelligence artificielle à partir de sources vérifiées par la rédaction. En savoir plus