Une publicité glaçante au Super Bowl force Ring à rompre son accord avec Flock
« Ce n’est pas une histoire de chiens » : un sénateur demande l’arrêt des scans faciaux de Ring

Amazon a mis fin à un partenariat très controversé entre Ring et Flock Safety, qui devait permettre aux forces de l’ordre d’accéder à un vaste réseau de caméras connectées. Cette décision intervient après un tollé massif provoqué par une publicité diffusée lors du Super Bowl, largement perçue comme inquiétante et dystopique.
Une publicité qui a tout déclenché
Le spot mettait en scène une fillette retrouvant son chien perdu grâce à une nouvelle fonctionnalité de Ring, baptisée Search Party. Présentée comme un outil solidaire pour retrouver des animaux disparus, la publicité montrait en réalité comment une simple alerte pouvait activer automatiquement des caméras et projecteurs dans tout un quartier, grâce à l’IA. Pour de nombreux observateurs, le message sous-jacent évoquait surtout un système de surveillance de masse.
Des inquiétudes politiques et citoyennes
Le sénateur américain Ed Markey a vivement critiqué la publicité, estimant qu’elle révélait les risques majeurs pour la vie privée et les libertés civiles liés à la reconnaissance faciale. Il a rappelé que les caméras Ring peuvent collecter des données biométriques, y compris des scans de visages, souvent sans le consentement explicite des personnes filmées, et a demandé une suspension de ces fonctionnalités.
Une colère amplifiée par le partenariat avec Flock
L’annonce du partenariat avec Flock Safety, une entreprise spécialisée dans la surveillance automatisée utilisée par la police, a renforcé les craintes. Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs ont dénoncé une dérive sécuritaire, certains allant jusqu’à détruire leurs caméras Ring ou demander des remboursements.
Une rupture aux justifications contestées
Face à la polémique, Ring et Flock ont confirmé l’abandon du projet, affirmant que l’intégration n’avait jamais été déployée et qu’aucune donnée n’avait été partagée. Ring invoque des raisons techniques et organisationnelles, sans reconnaître explicitement le rôle des critiques sur la vie privée. Une position jugée insuffisante par plusieurs experts en cybersécurité, qui estiment que l’entreprise évite le fond du problème : la normalisation de la surveillance via des objets connectés.